« Biodiversité et entreprises »: Deuxième journée aux Assises nationales de la Biodiversité 2019 pour CDC Biodiversité

Jeudi 20 juin 2019 : Les entreprises et la biodiversité était la thématique principale pour CDC Biodiversité lors de cette 2e journée de présence aux Assises nationales de la biodiversité.

De gauche à droite : Antoine Cadi, directeur Recherche et Innovation, CDC Biodiversité, Benjamin Ficquet, directeur des Transitions Environnementales, ICADE, Luc Abbadie, professeur à l’Université de la Sorbonne, Dominique Mériguet, élu en charge des achats, des marchés publics et du suivi des projets de la ville de Sevran et Séverine Martin, cheffe des projets urbains à la Direction de l’Urbanisme de la ville de Sevran.
De gauche à droite : Antoine Cadi, directeur Recherche et Innovation, CDC Biodiversité, Benjamin Ficquet, directeur des Transitions Environnementales, ICADE, Luc Abbadie, professeur à l’Université de la Sorbonne, Dominique Mériguet, élu en charge des achats, des marchés publics et du suivi des projets de la ville de Sevran et Séverine Martin, cheffe des projets urbains à la Direction de l’Urbanisme de la ville de Sevran.

Antoine Cadi, directeur de la Recherche et de l’Innovation de CDC Biodiversité est intervenu à 9h30 dans l’auditorium du Palais des Congrès de Paris-Saclay pour la conférence intitulée « Entreprises et biodiversité : préparer les échéances mondiales de la biodiversité ».

Animée par Patricia Savin, présidente d’Orée, cette table ronde rassemblait huit intervenants tous concernés pour accompagner les entreprises et les collectivités locales dans leurs démarches en faveur de la biodiversité. Avec Antoine Cadi, étaient présents Audrey Coreau de l’Agence française pour la biodiversité, Claire Tuttenuit pour Act4nature, Florence Clap de l’UICN France, Guillaume Neveux d’Icare, Ciprian Ionescu du WWF France, Alexandre Rambaud pour la chaire de Comptabilité Ecologique et Michel Trommetter Vice-Président d’Orée.

 

L’importance d’un outil pour aider les entreprises dans leur démarche biodiversité

Antoine Cadi est revenu sur l’état des lieux partagé par l’IPBES en mai dernier, et parallèlement, le souhait de la Caisse des Dépôts de disposer d’un outil permettant de mesurer l’empreinte biodiversité d’une entreprise ou d’un portefeuille. Il a ensuite présenté plus particulièrement le GBS, Global Biodiversity Score sur lequel une équipe dédiée de CDC Biodiversité travaille depuis 3 ans pour accompagner les entreprises et les institutions financières, afin de construire, mesurer et accompagner leurs engagements en faveur de la biodiversité.

L’outil GBS évaluera les impacts des activités économiques sur la biodiversité le long de leur chaîne de valeur, de manière robuste et synthétique. Il est développé en collaboration avec une trentaine d’entreprises et d’institutions financières réunies au sein du Club des Entreprises pour une Biodiversité Positive de CDC Biodiversité (Club B4B+) et grâce à des collaborations avec des universitaires, des ONG et d’autres initiatives de mesure d’empreinte biodiversité des entreprises.

Matthieu Rivet était le rapporteur de l’atelier « Grand Paris Express et Biodiversité ; Déblais et biodiversité sont-ils compatibles ? » © CDC Biodiversité

Grand Paris Express : le plus grand projet européen de construction de métros et d’infrastructures bâties et la biodiversité

Matthieu Rivet, chef de l’agence centrale de CDC Biodiversité intervenait pour sa part en tant que rapporteur de l’atelier « Grand Paris Express et Biodiversité ; Déblais et biodiversité sont-ils compatibles ? »

Les présentations des intervenants ont mis en avant les avantages sociétaux et économiques du plus grand projet européen de construction de métros (200 km) et d’infrastructures bâties (68 gares). Ils ont aussi évoqué la réelle complexité entre les politiques d’aménagement et la protection de la nature. L’atelier fut l’occasion de souligner l’importance des enjeux régionaux sur la biodiversité et la nécessité de disposer d’une concertation locale plus forte avec les élus sur l’ensemble des stratégies territoriales, notamment concernant l’utilité de ces aménagements et de la gestion des matériaux.

Il est enfin ressorti le besoin de renforcer la réglementation sur la gestion des déblais inertes, leur suivi, leur temporalité et leurs impacts sur l’environnement.