Une visite officielle des travaux de restauration de vasières de la Baie de l’Aiguillon dans le Parc du Marais Poitevin

Lundi 16 septembre, les partenaires du projet de la Baie de l’Aiguillon se réunissaient pour présenter à la presse les travaux de restauration des vasières de la Baie, qui viennent de commencer. Situé à la frontière entre la Vendée et la Charente-Maritime, ce projet est implémenté par le Parc naturel régional du Marais Poitevin et LPO France, et financé par le programme européen LIFE et Nature 2050 entre autres.

De gauche à droite : Pierre-Guy Perrier, président du Parc naturel régional du Marais poitevin, Philippe Thiévent, directeur de CDC Biodiversité, Yves Vérilhac, directeur général de LPO France et Karine Bonacina, directrice du service de l’eau à la DDTM17 © CDC Biodiversité
De gauche à droite : Pierre-Guy Perrier, président du Parc naturel régional du Marais poitevin, Philippe Thiévent, directeur de CDC Biodiversité, Yves Vérilhac, directeur général de LPO France et Karine Bonacina, directrice du service de l’eau à la DDTM17 © CDC Biodiversité

La Ligue pour la Protection des Oiseaux, le Parc naturel régional du Marais Poitevin et CDC Biodiversité ont fait découvrir les travaux en cours de réalisation à l’ensemble des partenaires et acteurs du projet de la Baie de l’Aiguillon ainsi que la presse locale au Port du Pavé à Charron.

Ces travaux expérimentaux consistent à enlever les gisements d’huîtres sauvages, dans un objectif de restauration des vasières de la Baie de l’Aiguillon, qui constituent une zone d’importance internationale pour l’accueil des oiseaux hivernants et migrateurs. Cet habitat est aujourd’hui mis en péril par le développement des gisements d’huîtres sauvages qui ont envahi la Baie depuis l’abandon des concessions conchylicoles dans les années 1960, et donc des pieux de bouchot et tables ostréicoles qui leur servent de support.

Ces gisements sauvages d’huîtres, appelés localement « crassats » ont plusieurs impacts sur la fonctionnalité de la Baie de l’Aiguillon :

  • Perte d’habitat naturel de vasière,
  • Rôle de piège à sédiment favorisant la sédimentation,
  • Modification locale de la courantologie,
  • Concurrence des coquillages d’élevage pour les ressources alimentaires.

Yves Vérilhac, directeur général de la LPO, a rappelé que ce projet démontre que la lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité sont indissociables et a souligné le rôle pionner du programme Nature 2050 en ce sens.

Baie de l’Aiguillon © CDC Biodiversité
Baie de l’Aiguillon © CDC Biodiversité
Philippe Thiévent, directeur de CDC Biodiversité explique que l’ambition du programme Nature 2050 est de montrer qu’il est possible d’augmenter significativement les moyens financiers en faveur des actions positives pour la restauration de la nature et de son fonctionnement. © CDC Biodiversité
Philippe Thiévent, directeur de CDC Biodiversité explique que l’ambition du programme Nature 2050 est de montrer qu’il est possible d’augmenter significativement les moyens financiers en faveur des actions positives pour la restauration de la nature et de son fonctionnement. © CDC Biodiversité

« Le programme Nature 2050 a pour ambition de réaliser des démonstrateurs de la possibilité d’augmenter significativement les moyens financiers en faveur des actions positives pour la restauration de la nature et de son fonctionnement » a expliqué Philippe Thiévent, Directeur Général de CDC Biodiversité.