Restauration écologique d’un écosystème côtier (baie de l’Aiguillon)

Typologie(s) de projet : ,
0 m² de nature adaptée et restaurée

La situation de départ

Les effets des activités humaines sur la nature

Le comblement sédimentaire de la baie de l’Aiguillon est influencé par les activités humaines, mais d’autres paramètres y participent : courants de marée, les mers de vent, les tempêtes extrêmes, les évolutions morphologiques des côtes proches en particulier la pointe d’Arçay.

Aujourd’hui, la baie de l’Aiguillon se sédimente

Un grand nombre de concessions de mytiliculture et d’ostréiculture ont été abandonnées dans la baie. Ces pieux de bouchot et tables ostréicoles servent aujourd’hui de supports à des gisements sauvages d’huître en plein développement, répartis sur une surface d’environ 140 ha.

Ces amas d’huîtres (les crassats) contribuent à la sédimentation de la Baie et à la réduction de la surface des vasières, habitat considéré comme menacé en Europe.

Un vaste territoire, terre d’accueil des oiseaux

Entre la Vendée et la Charente-Maritime

La baie de l’Aiguillon est localisée à l’aval du Marais Poitevin et partagée entre la Vendée et la Charente-Maritime. Cet ensemble naturel est composé principalement de vasières (3 700 ha) et de prés salés (1 100 ha). Il permet une biodiversité exceptionnelle.

Une zone d’importance internationale

C’est une zone d’importance internationale pour l’accueil des oiseaux d’eau migrateurs et hivernants qui y trouvent une possibilité de repos et d’alimentation.

Le site est classé en réserve naturelle nationale, gérée conjointement par la LPO et l’ONCFS. C’est un site Zone d’Intérêt Communautaire pour les Oiseaux (ZICO) au titre de la Directive Oiseaux ; Zone de Protection Spéciale (ZPS) au titre de la Directive Habitat ; Réserve naturelle nationale ; Parc naturel marin ; Parc naturel régional

Les objectifs

Augmenter la surface des vasières

Le but est d’accroître les surfaces d’accueil des oiseaux (les limicoles), dans une zone qui se situe sur leur trajet migratoire et qui constitue l’espace majeur des oiseaux en hivernage sur la côte atlantique. Augmenter ici la surface est d’un intérêt majeur quand on sait que le niveau marin doit s’élever : disposer de vasières sera alors très important pour l’alimentation des oiseaux.

Objectif opérationnel

Augmenter des surfaces favorables à l’alimentation des oiseaux, limiter la sédimentation de la Baie de l’Aiguillon.

Objectif à long terme

Sécuriser la voie migratoire des 98 000 oiseaux qui s’alimentent sur les vasières littorales de la baie de l’Aiguillon durant les six mois d’hiver.

Les actions et les moyens prévus

Mise en œuvre dans le cadre de Nature 2050 du projet sur 140 ha

  • Destruction, à titre expérimental, des crassats
  • Restauration des vasières
  • Suivi/ajustement jusqu’en 2050

Les intervenants

Les équipes de LPO – Agir pour la biodiversité, PNR Marais Poitevin, ONCFS, Parc Naturel Marin Pertuis charentais, profession conchylicole, université de la Rochelle interviennent et prennent part à ce projet.

Calendrier 2016 – 2020 : phrase d’investissement et de travaux

  • Sécurisation des terrains (acquisition, conventionnement).
  • Remise en état
  • Études préalables
    • Instruction réglementaire 2016-2017
    • État des lieux biologiques 2017
  • Travaux de restauration : 2017-2018-2019
  • Monitoring de suivi : 2019-2020

Calendrier 2021 – 2050

  • Phase de gestion
  • Entretien et évaluation des résultats

L’inscription de ce projet dans le cadre de Nature 2050 permettra à la fois le démarrage du programme ainsi que sa prolongation et son suivi dans la durée (2050).

La complexité

La vasière est difficile d’accès et il n’y a pas de cartographie du lieu. Les zones de navigation peuvent être dangereuses. De plus, la faisabilité des travaux dépend des coefficients de marée et de la météo.

Nature2050 contribue à la restauration de 29,5 ha

Ce projet de 566 000 € est cofinancé par l’Union européenne à hauteur de 60 %, le ministère de l’Écologie (10 %), le secrétaire général pour les affaires régionales (10 %) et fait l’objet d’un financement Nature 2050 (20 %). Le projet bénéficie d’un financement européen au titre du programme LIFE.

La photo est une illustration du projet.
Elle ne reflète pas précisément la réalité du terrain.

Les partenaires du projet

Les partenaires

Des scientifiques reconnus, spécialistes de l’environnement, des associations de protection de la nature et les experts de la CDC Biodiversité participent à ce programme novateur.