Restauration écologique de milieux marins (CasCioMar 2050 : Marseille, Cassis, La Ciotat)

Typologie(s) de projet :
0 m² de nature adaptée et restaurée

La situation de départ

Des petits fonds côtiers riches en biodiversité mais vulnérables face à l’évolution du territoire

Le littoral de Marseille, Cassis et la Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, est un espace où se juxtaposent des zones urbaines fortement anthropisées et des espaces naturels remarquables comme le Parc national de Port Cros. Cet espace exceptionnel est pourtant vulnérable face à l’artificialisation des côtes et aux effets du changement climatique. En effet, les petits fonds côtiers sont caractérisés par une grande diversité d’habitats et d’espèces, combinés à une concentration d’usages socio-économiques dans un contexte de forte dynamique démographique sur le littoral. Du fait des multiples pressions anthropiques sur les milieux, et notamment de la multiplication des infrastructures portuaires qui artificialisent des zones fonctionnelles (nurseries, zones de frayère…), le cycle de vie des poissons côtiers a été fortement perturbé au cours du temps, engendrant une baisse significative des stocks halieutiques et un appauvrissement de la biodiversité marine.

3 axes d’action

Le projet CasCioMar 2050 mobilise des techniques de génie écologique opérationnelles validées scientifiquement. Elles ont pour objectifs la restauration d’habitats, la restauration de fonctionnalité, le renforcement de populations. Le repeuplement d’espèces est basé sur le procédé BiosRestore d’Ecocean. Il s’agit d’ une technique de prélèvement de post-larves pour les protéger de la forte prédation naturelle, puis d’élevage dans une ferme spécialisée et enfin de remise en liberté au stade juvénile sur des habitats d’émancipation. L’immersion et la maintenance de nurseries côtières artificielles se fera grâce aux solutions de micro-habitats d’Ecocean (Biohuts). Ce sont des modules en acier avec des coquilles d’huîtres procurant habitat et nourriture, entourés d’une cage refuge. Ils permettent de recréer la fonction des nurseries côtières disparues, de manière à ce que les jeunes poissons puissent atteindre une taille suffisante pour mieux résister aux prédateurs et coloniser les milieux. Enfin, la transplantation d’algues ou d’herbiers à fort intérêt écologique a pour objectif de valoriser le rôle d’espèces ingénieures comme les herbiers de phanérogames ou les cystoseires. Même sur une faible superficie, ces forêts sous-marines jouent un rôle écologique clé.

Les objectifs

Pour la biodiversité

  • Renforcer les populations de poissons et autres espèces marines,
  • Restaurer un habitat favorable à la biodiversité marine

Pour le climat

  • Accroître la résilience des écosystèmes marins en renforçant la fonction halieutique et les continuités écologiques.

Pour le territoire

  • Valoriser les dépendances des acteurs de l’économie maritime aux petits fonds côtiers

Les actions et les moyens prévus

Des actions faisant appel à des techniques de génie écologique innovantes

Le programme Nature 2050 participe au financement des actions suivantes :

  • Repeuplement d’espèces via capture de post-larves et relâchés de juvéniles
  • Transplantation d’algues ou d’herbiers à fort intérêt écologique
  • Immersion et maintenance de nurseries côtières artificielles

Calendrier

2016 – 2020 : Travaux de restauration écologique
2030 – 2050 : Suivi et gestion

La photo est une illustration du projet.
Elle ne reflète pas précisément la réalité du terrain.

 

Les partenaires du projet

Les partenaires

Des scientifiques reconnus, spécialistes de l’environnement, des associations de protection de la nature et les experts de la CDC Biodiversité participent à ce programme novateur.