CDC Biodiversité participe aux premières plantations du GAEC de l’île Arz

1000 arbres ont été planté au GAEC de l’île d’Arz du 14 au 18 décembre 2019 © CDC Biodiversité
1000 arbres ont été planté au GAEC de l’île d’Arz du 14 au 18 décembre 2019 © CDC Biodiversité

Ayant reçu le soutien du programme Nature 2050 à travers le Concours Agriculteurs d’Avenir en 2019, le GAEC de l’île d’Arz a pu débuter les travaux de plantations dès cette fin d’année. Environ 1000 arbres ont été plantés entre le 14 et le 18 décembre 2019. Une première phase qui sera suivie de nouvelles plantations en février/mars 2020 sur les parcelles où l’eau empêchait tout travaux de mise en place de haies cette semaine.

Ces premières plantations ont été réalisées grâce à la mobilisation de plusieurs habitants bénévoles de l’île, de représentants du Parc Naturel Régional du Golfe, de CDC Biodiversité et d’une classe du lycée horticole de Saint-Jean-Brévelay, sous les caméras de l’équipe TV de France 3 région Breizh.

Un projet d’agroforesterie efficace pour la biodiversité

Le projet d’agroforesterie du GAEC de l’île d’Arz, monté en collaboration avec Stéphane Sachet, consultant en agroforesterie, a comme objectifs principaux de :

  1. Renforcer la résilience de l’élevage bovin de l’exploitation face au réchauffement climatique grâce à la plantation de hauts jets créant de l’ombre pour les animaux et de trognes qui seront coupées à 80 cm afin de créer un fourrage relais en plein été pour les animaux lorsque la prairie est sèche,
  2. Lutter contre l’érosion de l’île qui s’accélère avec la chute chaque année de plusieurs cupressus (cyprès) qui entraînent avec eux de grosses mottes de terre. Une haie anti-érosion a donc été plantée, dans le cadre du projet, composée d’essences résistantes pour retenir la côte,
  3. Limiter l’effet séchant du vent sur les prairies par la mise en place de haies coupe-vent.

De manière générale, ce projet est une réponse active à la problématique de reboisement, d’érosion des sols, et d’adaptation au changement climatique au sein du Golfe du Morbihan.

Il vise à accompagner les terres agricoles faiblement arborées vers plus de résilience, notamment en utilisant l’arbre et le buisson dans leurs différents formats comme refuge pour la biodiversité sur ce territoire aux équilibres fragiles, soumis notamment aux sécheresses de plus en plus intenses ainsi qu’aux problématiques d’érosion.