Lancement officiel des travaux de restauration d’une zone humide sur la commune de Bussière-Galant dans le Limousin

Un petit affluent de la Dronne, sur la commune de Bussière-Galant dans la Haute-Vienne (Limousin), s’apprête à retrouver son lit naturel grâce à la mobilisation du programme Nature 2050, porté par CDC Biodiversité, du Parc naturel régional du Périgord-Limousin et de l’Agence de l’eau Adour Garonne.

Le 14 décembre 2018, le premier coup de pelleteuse a été donné pour effacer un ancien plan d’eau et replacer dans son lit naturel le cours d’eau le traversant. Ces travaux marquent le début des aménagements qui vont être réalisés sur le site, pour rétablir les continuités écologiques, préserver les zones humides et stimuler la biodiversité. Ce projet, porté par le programme Nature 2050 de CDC Biodiversité, l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et le Parc naturel régional du Périgord-Limousin, est un exemple d’action en faveur de la préservation des têtes de bassins versants.

Le projet s’inscrit dans une initiative plus large de restauration des continuités écologiques et des cours d’eau dans la région. Le Limousin compte en effet plusieurs milliers d’étangs dont beaucoup sont sans usage et ne font l’objet d’aucun entretien de la part de leurs propriétaires. Cette situation a un impact néfaste sur le milieu aquatique naturel. Depuis plusieurs années, l’Agence de l’Eau Adour-Garonne agit en ce sens, en soutenant financièrement des actions d’effacement de plans d’eau permettant de limiter la dégradation de la qualité de l’eau et de rétablir la continuité écologique des cours d’eau.

C’est dans ce cadre que le programme Nature 2050, porté par CDC Biodiversité, a décidé d’intervenir en mettant en place un système d’aide complémentaire pour qu’un projet sur la commune de Bussière-Galant puisse voir le jour. Pour se faire, CDC Biodiversité vient de signer un partenariat avec le Parc naturel régional du Périgord-Limousin. Cette nouvelle collaboration a pour but de mettre en œuvre un programme de travaux visant à rétablir dans son lit d’origine le cours d’eau qui traversait l’étang, à restaurer les formations boisées à l’aval de l’étang et à mettre en place des aménagements (abreuvoirs, clôture) permettant une gestion agricole du site, par pâturage. Les travaux, qui viennent tout juste de débuter, devraient s’achever début 2019. Ils contribueront à améliorer le bon fonctionnement des têtes de bassins versants, véritables réservoirs de biodiversité mais également capital santé des cours d’eau situés plus en aval.